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Le fret ferroviaire britannique, juste avant le Brexit

Le Brexit arrive à grand pas. Il était donc judicieux de rendre compte une dernière fois de l’état du fret ferroviaire en Grande-Bretagne avant que les évènements futurs ne viennent éventuellement tout remettre en cause.

Le rail est la colonne vertébrale de l’économie britannique. Il emploie environ 240.000 personnes (tout compris, avec les entreprises de transport voyageurs et les constructeurs) et transporte 86 millions de tonnes de fret chaque année. Contrairement aux idées reçues, le fret ferroviaire britannique avait déjà été réorganisé en « secteurs » dès 1987 :

  • Train Load Freight reprenait le vrac, avec les quatre sous-secteurs charbon, pétrole, métaux et construction ;
  • Railfreight Distribution reprenait les opérations intermodales, ainsi que diverses opérations « au sol » ;
  • Freightliner poursuivait son trafic intermodal ;
  • Rail Express Systems était le secteur des colis ;

En 1986 déjà, l’entreprise d’exploitation de carrières, Foster Yeoman, révolutionnait le paysage du fret ferroviaire en obtenant l’autorisation de gérer ses propres trains et en important les quatre premières locomotives de Class 59 de la firme américaine EMD.

Bien qu’étant gérées par l’entreprise étatique British Rail, ces ensembles jouissaient déjà d’une semi-autonomie de gestion. Les années 1988-89 enregistrèrent un record avec 149,5 millions de tonnes transportées. En 1996, ces secteurs pouvaient alors être facilement vendus à de nouveaux opérateurs. Au fil du temps, le secteur ferroviaire britannique, entièrement privatisé, s’est consolidé et a donné le paysage que nous connaissons aujourd’hui.

Le charbon, encore très présent dans le fret ferroviaire britannique (photo Rob Reedman via license flickr)

Le charbon, première victime de la politique britannique

Comme en Belgique, en France ou en Allemagne, le chemin de fer britannique vivait principalement grâce à l’industrie lourde. Une particularité de la Grande-Bretagne était sa politique centrée sur son pétrole extrait en Mer du Nord, les mines de charbon ainsi que les centrales électriques au charbon. Le fameux service de British Rail ‘merry go round’ (manège) entretenait ainsi un trafic typique de la seconde révolution industrielle. Il fut mis à mal par la politique de Thatcher avec la fermeture des charbonnages et le seisme social qui s’en suivit dans les années 80.

De cette période troublée, il ne resta en Grande-Bretagne que les centrales au charbon. C’était sans compter la nouvelle influence écologique qui impose maintenant de mettre un terme à ce dernier avatar de « l’ancien monde du XXème siècle ». Et cela se remarque brutalement dans les chiffres récents.

L’état des lieux aujourd’hui

La majeure partie des activités de fret ferroviaires sont gérées par dix entreprises du secteur privé. Il n’y a pas de subventions publiques pour les opérations de fret ni d’opérations sous franchises, comme pour les services voyageurs. Les entreprises britanniques opèrent totalement en open access, sur un territoire restreint à la seule Grande-Bretagne.

Les deux plus grandes sociétés d’exploitation de fret sont DB Cargo et Freightliner, tandis que Colas Rail, DRS GB Railfreight (GBRf) et les autres représentent « le reste ». Diverses autres entreprises gèrent des opérations ferroviaires sur leurs propres sites de fabrication ou de production. Malgré la diversification du secteur de fret ferroviaire, l’industrie lourde marque encore fortement les chiffres de transport.

Depuis le milieu des années 90, les opérateurs ont investi plus de 2 milliards de livres sterling dans de nouvelles locomotives, wagons et autres biens d’équipement afin d’accroître la capacité et d’améliorer les performances. Ils ont introduit de nouveaux wagons pour répondre aux nouveaux flux, par exemple des wagons conçus pour traiter le trafic de biomasse et de granulats. Ils ont également introduit de nouvelles locomotives diesel pour le transport de trains plus longs et plus lourds, allant des omniprésentes Class 66 aux locomotives Powerhaul Class 70 pour Freightliner et Colas, ainsi que des locomotives DRS Class 68 et électriques / diesel Class 88.

Freightliner et une de ses Class 66 (photo Rob Reedman via license flickr)

Les volumes totaux ont augmenté de plus de 65%, passant de 13 milliards de tonnes-kilomètres nettes en 1995/96 à plus de 22 milliards en 2014/15. En 2015/16, les volumes ont chuté d’environ 20%, principalement en raison d’une baisse du trafic de charbon vers les centrales électriques, mais les volumes totaux pour 2015/16 restaient toujours supérieurs de 30% aux niveaux de 1995/96, dernière année sous British Rail. La décision de supprimer progressivement les centrales au charbon afin de réduire les émissions de dioxyde de carbone continue d’affecter fortement les volumes ferroviaires.

Les secteurs de la biomasse, des déchets et de l’automobile ont également connu une forte croissance depuis 2011. Le total des autres biens levés a régulièrement augmenté au cours de cette période (2009-2010 à 2016-2017). Toutefois, ils ont également enregistré une baisse de 3,1% par rapport à l’année dernière, pour s’établir à 65,3 millions de tonnes en 2017-2018.

Globalement, entre le début des années 80 et le milieu des années 90, la part de marché du rail avait diminué, pour ensuite remonter de 8% à 11% en 2010, en tonnes-km parcourues. 224.000 mouvements de trains de marchandises étaient comptabilisés en 2016-2017, soit une moyenne de 613 par jour. Néanmoins, comme ailleurs en Europe, la route continue de dominer le transport intérieur de marchandises en Grande-Bretagne, représentant environ 89% du marché du transport (68% seulement si l’on tient compte de la navigation côtière et du transport par pipeline).

Le secteur de la construction utilise de plus en plus le rail. Il pourrait remplacer le déclin du charbon et du minerais

Il est dès lors intéressant de voir comment le fret ferroviaire britannique a pu prendre des parts de marché dans d’autres secteurs qui ne font plus partie de l’industrie lourde. Le tableau ci-dessous montre la répartition du fret ferroviaire. On voit que le transport intermodal est dominant. On peut en revanche s’interroger sur le secteur international, d’à peine 3%, ce qui indique que de sérieux efforts doivent être entrepris avec la politique ferroviaire via le tunnel sous la Manche. On est très loin des projections dithyrambiques des années 90.

Répartition sectorielle pour la période 2016-2017 (Network Rail – adaptation Mediarail.be)

Les biens de consommation

Comme le rapporte Network Rail dans une étude, la taille du secteur manufacturier a diminué en proportion de l’économie nationale et le volume de produits manufacturés importés a augmenté. Cela a affecté le fret ferroviaire de deux manières :

  • Les marchés traditionnels en vrac du rail, tels que le charbon (domestique et importé) et l’approvisionnement en matières premières pour la production nationale d’acier, ont considérablement diminué ;
  • L’importation de marchandises par les principaux ports, a augmenté.

L’effet net de ces changements, conjugué à la baisse récente des flux liés aux importations de charbon pour le secteur de la fourniture d’électricité, est que le fret intermodal est devenu le plus grand secteur de marchandises transporté par rail.

L’ORR constate aussi une croissance dans la part des biens de consommation. Les chiffres récents du fret ferroviaire indiquent un avenir prometteur pour les marchés de biens de consommation et de matériaux de construction, qui représentent désormais près des deux tiers du fret ferroviaire britannique. Avec une part de 40% de l’ensemble des marchandises « intermodales » au cours de la période qui s’est écoulée jusqu’en avril 2017, le secteur des biens de consommation enregistraient sa part la plus élevée depuis 1998-1999, la plus haute de tous les secteurs depuis 2006-2007. La directrice exécutive de Rail Freight Group, Maggie Simpson, déclarait ainsi que « les investissements et les efforts des opérateurs ferroviaires et de leurs clients ont donné des résultats sans précédent dans le secteur de la construction et le trafic intermodal, ce que nous espérons voir se poursuivre au cours des années à venir. » Cela se vérifie avec la bonne tenue du trafic intermodal. Le trafic portuaire compte pour 80% du total du seul trafic intermodal britannique, ce qui souligne l’importance du secteur du conteneur.

Le port de Felixstowe est fortement axé sur le transport intermodal et compte jusqu’à 66 trains quotidiens répartis dans trois terminaux (photo portofFelixstowe)

Le port de Felixstowe, par exemple, est le plus grand terminal de transport ferroviaire de conteneurs du Royaume-Uni, avec un débit record et la gamme de services la plus vaste et la plus fréquente de tous les ports de Grande-Bretagne. Trois opérateurs – DB Schenker Rail (UK), Freightliner et GB RailFreight -, se partagent les 66 arrivées et départs quotidiens qui relient 15 destinations intérieures dans toute la Grande-Bretagne. Un tel trafic démontre que la vitalité du transport intermodal entre le secteur portuaire et les terminaux à l’intérieur du pays sont possibles quand on donne la possibilité à divers entrepreneurs de gérer et créer de la qualité, avec des bons prix, dans le transport de conteneurs maritimes.

L’opérateur Freightliner, qui existait déjà du temps de British Rail, opère actuellement une centaine de trains quotidiens au travers d’un réseau de 12 terminaux ferroviaires, dont 8 en propriété. Il transporte près de 770.000 conteneurs par an.

Un autre secteur concerne la grande distribution, dont on sait que la logistique est un facteur essentiel dans la guerre des prix entre grands distributeurs. Pour cette raison, ce secteur évite souvent d’utiliser le rail, considéré comme peu flexible et trop lent. Il préfère utiliser le transport routier et éviter de trop grands stocks, très coûteux. Ce n’est pas le cas de Tesco, numéro un des ‘retailers‘ britannique avec 12,5 % du marché et 3.500 points de vente sur tout le territoire britannique. En tant que détaillant responsable, Tesco accorde une grande importance, selon le marketing de la firme, au respect de ses obligations environnementales. Travaillant en partenariat, Direct Rail Service et le groupe Stobart ont combiné le meilleur de leurs capacités routières et ferroviaires pour créer une solution sur mesure répondant aux exigences de Tesco. Le résultat final est un service intermodal qui assure une distribution très efficace entre le dépôt de Tesco à Daventry et Glasgow-Mossend. « Ce nouveau service fait partie de notre engagement continu à réduire à zéro les émissions de carbone d’ici 2050 », explique Nigel Jones, directeur de la logistique chez Tesco au Royaume-Uni.

Les services ferroviaires intermodaux du groupe Stobart assurent 5 trains par jour, depuis le hub de DIRFT (au sud-est de Birmingham), desservant toutes les régions du Royaume-Uni, en Écosse, à Inverness et Aberdeen au nord, de même que vers Cardiff et Londres au sud. Stobart dispose aussi de son propre terminal portuaire à conteneurs à Widnes (photo, entre Manchester et Liverpool). Ce terminal est relié quotidiennement à Southampton et Felixstowe.

Le terminal de Widnes, propriété de Stobart (photo Stobart)

Les données statistiques imputent 20% du trafic aux échanges par trains intermodaux entre terminaux non portuaires. (Source Network Rail)

Réserves disponibles et longueur de train

En 2014, Network Rail créait un groupe de travail intitulé « Gestion des capacités » dans le but d’examiner les horaires de fret non utilisés. Il s’agissait d’un travail collaboratif entre Network Rail et tous les opérateurs de fret, destiné à générer une capacité de fret supplémentaire sans devoir passer par de gros travaux d’infrastructure. En avril 2017, après deux années et demi d’étude, le gestionnaire du réseau annonçait que près de 4.700 sillons initiallement réservés restaient inutilisés. Selon le gestionnaire d’infrastructure, cette inutilisation serait imputable à plusieurs facteurs, notamment des opérations de fret plus efficaces avec des trains plus longs et plus chargés, et une productivité accrue avec des trains de fret partiellement chargés en moins grand nombre, réduisant ainsi le gaspillage de sillons. Paul McMahon, directeur général de Network Rail pour les opérateurs de fret et les opérateurs nationaux de transport de passagers, déclarait au Container-Mag que « des capacités ont été libérées pour l’ensemble du chemin de fer, mais des capacités essentielles sont réservées aux opérateurs de fret. Ceci est important compte tenu de la nécessité de soutenir la croissance du fret sur le réseau pour soutenir l’économie. »

Un facteur déterminant de l’avantage du fret ferroviaire par rapport à la route est sa capacité à transporter un plus grand volume de marchandises par trajet. Lorsque la longueur des trains est limitée par l’infrastructure, cet avantage concurrentiel est diminué. La longueur de train dépend aussi d’installations de chargement et de déchargement adéquates dans les ports et les terminaux, ce qui souligne la nécessité d’une intégration dans l’ensemble du secteur.

Les marchandises relativement « légères », telles que les caisses mobiles, conteneurs et véhicules automobiles, sont les principaux bénéficiaires des trains plus longs, car la puissance de traction nécessaire nécessite qu’une seule locomotive. Pour les trains intermodaux, le but du gestionnaire britannique serait d’atteindre une longueur de 775 m (locomotive incluse). Mais il aspire à long terme à étudier la possibilité de faire circuler des trains d’une longueur encore plus grande, par exemple 1500m pour certains trains d’automobiles.

Retrouver des capacités sur le réseau britannique (photo Bob « the lomond » via licence flickr)

Et la suite ?

Nous aurions aimé commencer l’année 2019 avec une note d’espoir. On peut s’en tenir à cela mais le Brexit n’offre à coup sûr pas un avenir positif pour le secteur.

L’association Rail Delivery Group est clair quant à l’impact du Brexit sur le fret ferroviaire britannique : « La fluidité de la circulation des marchandises entre le Royaume-Uni et l’UE est essentielle pour le secteur des transports. Tout changement dans les relations commerciales avec l’UE sera confronté en premier lieu au secteur des transports. Le tunnel sous la Manche est le seul lien physique entre la Grande-Bretagne et l’Europe continentale. Un conteneur sur quatre arrivant dans les ports britanniques effectue son voyage par chemin de fer. »

Le secteur portuaire devrait être fortement touché sur le segment des camions en provenance d’Europe via les ferries. Cependant, ces camions ne prennent pas le train en Grande-Bretagne du fait d’un problème de gabarit. Seules les caisses mobiles pourraient être impactées. En revanche, les conteneurs font plutôt partie du marché ‘overseas‘ (océanique mondial) et devront être probablement traîtés avec de nouvelles règles douanières. Cela risque d’encombrer encore davantage les terminaux portuaires et d’avoir un impact sur le trafic ferroviaire. Le Rail Delivery Group propose dès lors la création de nouvelles zones de douanes ferroviaires dans les terminaux de fret ferroviaires afin d’éviter la création d’un poste de contrôle frontalier unique.

Il ne reste plus qu’à attendre les chiffres 2019 pour se donner une idée de la situation…

 

Références :

Network Rail – Freight Network Study

Les utilisateurs du fret ferroviaire

Raildeliverygroup – Brexit and the rail industry: policy asks

 

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ScotRail invests for the future

(version en français)

ScotRail is not very well known on the Continent, but well in Great-Britain. This public rail network covers the whole of Scotland and is very dynamic. Scotland is a constituent nation which is inside the United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland. Since the late-1990s, a system of decentralisation has emerged in the UK, under which Scotland, Wales and Northern Ireland have each been granted some measure of self-government within the UK, which is often referred to as « devolved powers ».

Railways are « devolved powers ». The Rail franchising system in Great Britain was created by the Railways Act 1993. Franchising allows a private operator to provide rail services on the rail network. Scotland, which has its own government, is therefore free to operate its rail network as it sees fit. He also decides who will operate the rail network.

The scottish style

The ScotRail brand was created by British Railways Scottish Region manager Chris Green in the mid 1980s to provide a distinctive brand for the rail network in Scotland. The brand has developed and is still in use today. Since 2008, it is the permanent name of the Scottish franchised rail services, regardless of the train operating company that operates them.

The railway network is owned by the national Network Rail, the non-profit organisation responsible for all of the railway infrastructure. Rail services are provided under franchises awarded by the scottish government. The Scotrail franchises have been operated since 1997, successively by National Express, First Group and currently Abellio. However, despite the arrival of Brexit, the London government does not plan to transfer the Scottish part of Network Rail to the Scottish regional Government.

Transport Scotland was created on 1 January 2006 as the national transport agency of Scotland. It is an Executive Agency of the Scottish Government and accountable to Scottish Ministers. In September 2010 Transport Scotland merged with Transport Directorate of core Scottish Government. They continue to be called Transport Scotland although they now have responsibility for all transport related issues across Scotland, including aviation, rail, transport policy,…

Network Rail Scotland looks after Scotland’s railway infrastructure – 2.776km of railway lines, including the world-famous Forth Bridge that connects passengers in Fife, north of Edinburgh. Main railway lines:

– the East Coast Mainline ;

– the West Coast Mainline ;

– the Highland Mainline from Perth to Inverness ;

– the Borders Railway from Edinburgh to the Borders ;

– the West Highland Line from Mallaig and Oban in the Scottish Highlands to Glasgow ;

– the Edinburgh to Aberdeen from Edinburgh to Aberdeen.

The Forth Bridge is a cantilever railway bridge across the Firth of Forth in the east of Scotland, 14 kilometres west of Edinburgh City Centre.

ScotRail provides over 94 million passenger journeys each year, with over 2,300 intercity, regional and suburban rail services a day and more than 340 stations. In october 2014, the Dutch company Abellio wins the new franchise, and It was confirmed that the main lines are the aim of the « Rail Revolution » desired by Scotland. The franchise, previously held by First Group, runs until 2025. The decision to give the £2.5billion contract to Abellio has triggered a political row.

Their bid included plans for cut-price fares to jobseekers, free Wi-Fi and advance £5 fares between Scots cities along with a vow to put on more trains. But transport unions and Labour condemned the award of the 10-year deal to a company based overseas.

Electrification programme

Of the 2,776 km of rail track in Scotland 25.3% (711 km) is electrified. The Glasgow main station had already received the 25kV catenary in May 1974 as a part of the electrification of the WCML. Edinburgh Waverley station received his 25kv in 1991 only, on the occasion of the electrification of the ECML. As a result, there was no electrification between the two cities, which came only late through the EGIP program.

Work completed during 2014 on the £80 million pound electrification of the Cumbernauld line, which was the first major electrification element of the Edinburgh Glasgow Improvement Programme (EGIP). In October 2017, the Glasgow-Edinburgh line was entirely electrified. The fastest journey times between Glasgow and Edinburgh taken now 42 minutes. This represents a major step in a country that remains historically focused on diesel railways.

New rolling stock

With around 7,000 new rail vehicles on order to replace more than half of the passenger rolling stock fleet, Britain’s trains are about to change as never before. Scotland is no exception. Scotrail is transforming all of its rolling stock: Hitachi Emu’s class 385 comes to regional services, old HSTs reconfigured for long distance services and new train sets for the Caledonian Sleeper, the night train to London.

New regional trains

the Edinburgh to Glasgow main line is currently operated by a mix of trains. As well as the Class 170 DMUs that have been operating the service since 2000, ScotRail has arranged for Class 380 EMUs (released from Ayrshire and Inverclyde services) and Class 365 EMUs (surplus units leased from Eversholt) to operate the service.

Hitachi Rail Europe supplies Abellio with 70 electric multiple units (Emus), which will form 46 three-car trains and 24 four-car trains (234 rail cars). These will run on the newly electrified Edinburgh-Glasgow line as well as on the Stirling – Alloa – Dunblane lines. In July 2018, Scotrail/Abellio commissioned its new trains, the Class 385. These seven-coach trains (set 3 cars + set 4 cars) have 479 seats which is 27 per cent more than the Class 170 DMUs operating on the route. Eight-coach Class 385 trains (2 four cars) have 546 seats.

The new Class 385 trains started rolling on the Glasgow-Edinburgh electrified line (photo ScotRail)

Long distance services

The train service between Edinburgh, Dundee and Aberdeen currently has 15 intercity roundtrips, including 3 trains from London by the East Coast franchise. Between Glasgow and Aberdeen, there is a clock timetable with 16 round trips on weekdays, by the Class 170 Turbostar Dmu.

It is worth remembering that ScotRail do not serves intercity links with London. The Glasgow-London line is managed by the West Coast Main Line franchise, managed by Virgin until 2022. The Edinburgh-Newcastle-York-London route is managed by the most controversial franchise: East Coast Main Line. 

In 2012, Transport Scotland published the results of its rail passenger service consultation. This considered how the railway should develop and the types of passenger services required. One conclusion from this consultation exercise was that passengers traveling from central Scotland to Aberdeen and Inverness much preferred to travel in Virgin Trains East Coast High Speed Trains (HSTs) from Glasgow or Edimburg than ScotRail’s Class 170 diesel multiple units (DMUs). Transport Scotland discussed how to change its long-distance rail transport. Its results were incorporated into the specification for the ScotRail franchise which was renewed in 2014. New trains were an option, as was the reconstruction of what many consider to be the best passenger train ever built in Britain: the HST 125.

Nearly 70 venerable – and iconic – HST 125 trains are being replaced in Britain by the Hitachi 800 class IETs. They will not be scrapped because Scotrail is taking over 54 engines and 121 cars, leased from Angel Trains, to form 17 Intercity trainsets of 5 cars and 9 sets of 4 cars. They are therefore shorter sets framed by two engines. Angel Trains Chief Executive Malcolm Brown said: « The fleet will undergo interior and technical improvements prior to entering into passenger service, to ensure that it can meet the requirements of modern inter-city travels. »

New look for the shortened HST 125 (photo ScotRail)

The DG Design office was taking part in the new HST branding under the Scotrail brand. DG Design has created a new brand identity for the HST service, developing the exterior livery and interior colour palette & finishes. The livery features iconic landmarks representing the seven major cities served, reinforcing its inter-city credentials. The technical refurbishment of the power cars was done through Brush Loughborough while the Mark III cars were refurbished at Wabtec Rail in Doncaster. ScotRail’s ‘new’ HSTs will provide 40 per cent more seats on their intercity routes, which will no doubt soon be filled. As a result of this new generation of HSTs, Scotrail has been able to connect the seven main Scottish cities of Glasgow, Edinburgh, Perth, Stirling, Aberdeen, Dundee and Inverness as early as 2018-2019. The existing Dmu’s will be introduced on shorter routes with more frequency, which is beneficial for everyone.

The line to Aberdeen was this week the first to receive the HSTs for ScotRail – a strategic decision as they already run on the route (operated by Virgin Trains East Coast). The SR’s Haymarket depot will be the future home of the HSTs. Inverness and Aberdeen depots currently service Virgin East Coast HSTs, ScotRail DMUs and Mark 3 Caledonian Sleeper coaches. Soon they will handle East Coast Class 800 bi-mode units, ScotRail HSTs and the new Mark 5 Caledonian Sleeper coaches as well as some ScotRail Dmus.

This new HST fleet will provide a 33 per cent increase in capacity on Scotland’s internal inter-city network. Their high power-to-weight ratio will deliver the reduction in journey times required by the franchise specification and ensure the severe gradients in the highlands are not a problem.

That said…

However, it remains surprising that ScotRail does not put more cars on trains that many customers find crowded. Austrian Railjets have at least 7 cars. Most Intercity in Germany or Italy have 6 to 10 cars. As the British gauge bans double-decker rolling stock, ScotRail, like all companies in Britain, can only rely on longer train lengths and higher frequency. The option of HST 3 or 4 cars is certainly economical, but it would have been better to remain with the complete 8 car’s set. High frequency also means sufficient tracks to receive all trains in Glasgow and Edinburgh stations, and a process that allows these trains to quickly leave these major stations to allow free tracks for subsequent trains, and so on. In many stations in Europe, some platform have a sufficient lenght which accept 2 different train sets, as on the dutch network.

New night trains

The London-Scotland night train exists since … 1873! In 1995, shortly before privatization, the service of the two night trains was transferred to ScotRail, which relaunched the service in 1996 under the name of ‘Caledonian Sleeper’. In 1997, the new ScotRail franchisor, National Express, took over the operation, followed in 2004 by First Group. In 2012, ScotRail announced that the Caledonian Sleeper would be a separate franchise. The Scottish government announced a massive investment of £ 100m (€ 127m in 2012). In May 2014, the franchise was awarded to Serco with a commitment to replace the Mark 2 and Mark 3 coaching stock by 2018.

The Serco Group is active in multiple UK sectors like in the health, immigration, utilities and transportation sectors. It forms with Abellio a 50/50 joint venture that has exploited the Northern Rail franchises (since taken over by Arriva) and is still active on Merseyrail (Liverpool). On 31 March 2015, Serco Caledonian Sleepers Limited took over the operation of the Caledonian Sleeper. 

There are two Caledonian-Sleeper, which serve two distinct areas of Scotland. The first leaves London Euston at 21h and serves the north of Scotland in three branches to Aberdeen, Inverness and Fort William. The second train is very late departure and leaves Euston at 23:50 with two branches that separate at Carlisle: one to Glasgow, the other to Edinburgh. Both trains will be fully renewed with an investment of £ 100 millions (€ 110 million), covered by the £ 60 million from Scottish Government. This resulted in the order of 75 cars at the Spanish manufacturer CAF, in the Basque country. The first five cars were delivered last July and are currently being tested on the UK network. Peter Strachan, president of Serco-Rail UK, is determined to make Caledonian-Sleepers « the new symbol of Scotland ». The first full sets are scheduled for May or June 2019.

One of the CAF Mark 5 vehicle of the new Caledonian Sleeper (photo CAF)

Design of the interior of the sleeping-car (photo CAF)

Next step

British railway infrastructure manager Network Rail is planning to invest £4bn in Scotland railways between 2019 and 2024 in a bid to maintain and enhance the rail network in the area.

On the political side, Transport Scotland has published its strategy for investment in rail improvements that sets out how funding will be targeted over the next 10 years. The new Scottish Government is to form an infrastructure commission to advise ministers on how spending should be directed to provide most economic benefit. According Public Technology, the challenge with that though ‘is trying to imagine what some of those challenges will be in the next 20 years, with autonomous vehicles coming down the line, the way we can use digital to help manage traffic systems, new rolling stock, behavioural changes around how people use public transport.

Of course, the franchise system is at the heart of a battle that is shaking all British politics. Labor wants to renationalize ScotRail as in the good old days. Alex Hynes, Managing Director of ScotRail Alliance, responds : ‘we are delivering one of the biggest upgrades to our network since Victorian times. That demonstrates the hard work of our dedicated staff at the ScotRail Alliance, a partnership between Abellio ScotRail and Network Rail. But we aren’t complacent. The major investment we are making now will mean faster journeys, more seats and better services for our customers.

We will see if these good arrangements will transform Scotland’s rail transport. ScotRail will need to pay close attention to the availability of rush hour seats. A sustainable development policy, which is announcing even more passengers on the railways, must not ignore the problem of capacity, both at infrastructure level and at train level.

References

Scotrail HST, par le bureau DG Design

ScotRail’s ‘new’ HSTs – Rail Engineer

Strategic Business Plan 2019 – 2024: Scotland 

Abellio in Scotland

Chemin de fer n°566, 2017/5 (french magazine)

Public Technology

In english…

 


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06/11/2018 – The world is looking to Singapore as the city of the future banning cars. This is true, but the solution toward a full public transport policy does not seem to win the favor of all Singaporeans either. Between demographic challenges and technological solutions, Singapore is looking for itself. Analysis.


Reading-stationThe station, more than a transit place
09/17/2017 – For the majority of people, the station is still the place of passage, the one we leave as soon as possible to go to town. However, some managers have examined what could be generate with railway stations, to make them more accessible, more cleaner and that gives to people the desire to stay.


ffbe1-k-dui-dus_2206132b25281762529The last twenty years that changed the train
09/11/2017 – Over the last twenty years, there have been considerable changes in the European rail system. This article shows the main changes that have already been provided.


UK : the Scotland’s rail freight strategy
03/24/2016 – The Scottish Transport Minister Derek Mackay has presented on 22 March, the new rail freight strategy the Scottish government.


TRAXX_BombardierItaly : a private project to operate intermodal trains on high speed line
03/16/2016 – The private Italian firm ISC – Interporto Servizi Cargo – would like to use the Italian high-speed lines at night for intermodal trains.


caa6d-logoThalys launches his low-cost service
03/02/2016 – Thalys will also launch a low-cost service with its new concept « Izy » (easy). Starting expected on 3 April.


360ba-img137How the Ruhr region manages his railways ?
02/28/2016 – Each year, the Transport Authority of the Ruhr region publish its barometer on best railways and the worse. This is a good example of rail transport policy governance


1a9ee-maglev-japanJapan : the Maglev reaches 603km/hr and a new line of 286 kilometers is building
01/28/2016 – Last week, it has been announced by Japan Railways’ Operator JR that Maglev, the train which works with the technology of magnetic elevation, has reached 603 km/hr, according to the test results conducted. A plan was decided to build the first commercial line of such trains with a length of 286 km between Tokyo and Nagoya.


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