Royaume-Uni : les franchises partent mais la privatisation reste

« La franchise ferroviaire a atteint le terminus et un nouveau chemin de fer prend forme. » Tels sont les termes du communiqué du DfT, les Département des Transports au Royaume-Uni. On s’en doutait  : depuis 2016, le concept de franchises à l’anglaise prenait doucement l’eau, pour différentes raisons.

La première est l’année 2016, quand fut voté par referendum le Brexit, assommant une première fois l’économie qui était alors en relative bonne forme. Les divisions politiques au sein du pays – entre autres, dans la Chambre des communes, dans les partis politiques et entre le Gouvernement britannique et les instances dirigeantes des nations dévolues (Écosse et pays de Galles) – ont mis ce sujet dans le flou le plus total, ce qui n’est jamais bon. Recrutements et consommation ont pris la courbe descendante, ce qui a impacté sur les trafics ferroviaires, une première depuis 1996. Or, le système de franchises n’est viable que dans un environnement en croissance, laquelle fut encore plombée, deuxième raison, par divers attentats à Manchester et Londres, plombant un peu plus le moral du peuple.

Et puis, osons le dire, des interrogations plus existentielles émaillaient de divers cercles, et pas seulement des troupes de Jeremy Corbyns, grand pourfendeur du rail privatisé. En septembre 2018, le gouvernement lançait un examen approfondi du secteur sous le nom de William Review, du nom de Keith William, son rapporteur. Il s’agissait de recommander les cadres organisationnels et commerciaux les plus appropriés en soutien à la vision du gouvernement pour le chemin de fer. Les conclusions de cette review aurait dû être dévoilées au printemps, mais la pandémie est passée par là.

Les ordres du gouvernement, entre mars et juillet 2020, « d’éviter autant que possible les transports publics, » ont définitivement achevé le système britannique, déjà très morcelé. La plupart des franchisés avaient arrêté les trains au pic de la pandémie et la reprise voyait des trains remplis à moins de 10%. Intenable dans un contexte de contractualisation…

Il est acquit que la William’s Review n’a même plus sa raison d’être. Le Département des Transports du Royaume-Uni, qui avait mis en place des mesures d’urgence sous le nom de ERMA (Emergency Remedial Measures Agreements), vient donc de prendre une initiative majeure avec, selon ses dires, « un modèle plus simple et plus efficace grâce à des objectifs de haute performance et des parcours simplifiés. » Retour à British Rail ? Que neni…

 

Il ne fallait pas non plus mettre en péril, non seulement les emplois du secteur, mais aussi tout une industrie de la construction qui livre des milliers de voitures en commande. Or la modernisation du parc roulant britannique est une condition d’honorer un autre grand dossier : celui du climat. On doit donc jouer à la fois sur des trains modernes, une exploitation revue centrée sur l’usager et… probablement revoir les règles de distanciation si le renouvellement de l’air est assurer à bord.

Le gouvernement britannique a donc annoncé ce lundi une réforme de son modèle de privatisation des lignes de train en décidant de remplacer les franchises privées par des contrats de concession temporaires, avec une plus grande implication des pouvoirs publics. Cela signifie que les sociétés d’exploitation sont placées dans un accord de type concession avec effet immédiat. Des contrats ont été, selon des sources gouvernementales, signés au cours du week-end. D’après Railfreidht.com, l’analyse de rentabilisation des exploitants de trains de voyageurs semble beaucoup plus optimiste aujourd’hui qu’elle ne l’était depuis de nombreuses années. Chaque opérateur en Angleterre peut désormais « respirer facilement », sachant que les pertes potentielles sont amorties, et qu’ils ont la sécurité d’exploitation jusqu’au printemps 2022, leur donnant ainsi des perspectives mais… ils devront cependant renoncer à tout profit. Une certaine dissidence est apparue entre franchisés car ce nouveau modèle de concession fonctionnerait plutôt bien dans les situations urbaines et régionales, mais ne serait pas assez flexible pour les opérations de trafic longue-distance. Dans le cadre des directives de santé publique actuelles, l’intention est également que les exploitants proposent un service presque complet afin de garantir un espace permettant aux passagers de voyager en toute sécurité. Priorité au train du quotidien, cela rappelle d’autres dossiers ailleurs en Europe.

Le gouvernement espère que ce mécanisme sera plus simple et efficace et permettra au transport ferroviaire de se relancer après avoir vu son activité chuter depuis le début de la crise sanitaire, rapporte La Tribune. Mais il tourne le dos à l’étatisation prônée par tout une gauche politique. Grant Shapps, le Secrétaire d’État aux Transports, a clairement indiqué que le nouveau système « conservera les meilleurs éléments du secteur privé, y compris la concurrence et les investissements, qui ont contribué à stimuler la croissance, tout en assurant une direction stratégique, un leadership et une responsabilité. Le nouvel accord pour le rail exige davantage de passagers. Cela simplifiera les déplacements des gens, mettant fin à l’incertitude et à la confusion quant à savoir si vous utilisez le bon billet ou la bonne compagnie de train. » Le monde d’après n’est donc pas – et on s’en doutait -, de mettre tout par terre.

Le secrétaire aux Transports a bien qualifié ces mesures de « contrats de reprise » dans diverses interviews, ce qui implique une intervention importante de la part de son ministère des Transports. Des dispositions similaires sont en place en Écosse et au Pays de Galles, où les questions de transport sont de la compétence des gouvernements régionaux. L’Écosse avait en fait déjà pris des dispositions similaires la semaine dernière, devançant Londres.

Keith Williams, président de la Williams Review, a déclaré que « ces nouveaux accords représentent la fin du système de franchisage compliqué, exigent davantage de l’expertise et des compétences du secteur privé et garantissent aux voyageurs un retour vers un chemin de fer plus ponctuel et coordonné. » Il avait d’ailleurs avancé, dans des déclarations antérieures au Covid-19, ses idées pour aller vers un mode de concession « comme sur le Continent européen. »

Ce sera très probablement la prochaine étape, quand il y aura un peu plus de visibilité sur l’atténuation – voire la fin -, de la pandémie. On retiendra cette faculté des anglais à ne pas répondre aux sirènes idéologiques tout en pouvant rebondir vers un nouveau concept. Certaines nations d’Europe pourraient en prendre de la graine…

cc-byncnd

Quand Stuttgart décide de passer à quatre trains par heure

Ce n’est pas la Deutsche Bahn, ni un opérateur, mais le Verband Region Stuttgart (VVS) qui vient de prendre une belle initiative ferroviaire. En tant qu’Autorité Organisatrice des Transports, son assemblée générale a décidé de produire un horaire cadencé au quart d’heure, toute la journée, dès 2020.

Rappelons que Stuttgart, ville importante du sud-ouest de l’Allemagne, ne compte que 623.000 habitants, à comparer avec Munich (1,5 million) ou Berlin (3,7 millions). C’est donc une ville un plus petite que Lyon, Genève ou Bruxelles. C’est une ville qui dispose, par étapes depuis 1978, d’un S-Bahn (RER) de 215 kilomètres, dont les 840 trains quotidiens transportent 435.000 voyageurs chaque jour de semaine, soit la moitié du trafic quotidien de toute la SNCB, en Belgique. Sept lignes et 83 gares composent un réseau qui s’étend sur une aire estimée à 1,25 millions de personnes, dans la riche région du Bade-Würtemberg.

La régionalisation du rail allemand donne la preuve que les entreprises publiques ne meurent pas, à condition de s’adapter : c’est en effet la Deutsche Bahn qui exploite ce réseau comme tout le monde, c’est à dire par contrat. Depuis 2002, la DB a fait du S-Bahn de Stuttgart une unité distincte, qu’on traduirait par « privatisation » et « casse du service public » en France et en Belgique… En attendant, avant de lancer des anathèmes, on peut toujours aller voir comment la Deutsche Bahn présente ses trains S-Bahn. On voit rarement cela dans d’autres pays ou réseau !

>>> Lire aussi : la régionalisation du rail allemand dans les détails

(photo Qwesy, CC wikipedia)

Depuis 1996, la Verband Region Stuttgart est responsable, conformément à la loi en tant qu’autorité responsable, du transport ferroviaire d’importance régionale avec des destinations et origines dans la région autour de la ville. le VVS « commande » le trafic S-Bahn chez un prestataire de son choix, après appel d’offre, et s’occupe du financement tout en travaillant continuellement  à l’offre. Et cela donne d’excellents résultats. Le conseil régional a décidé d’augmenter les fréquences sur quatre lignes de ce réseau :

  • S1 Plochingen – Kirchheim / Teck
  • S2 Vaihingen et aéroport
  • S4 Marbach – Backnang
  • S 60 Böblingen – Renningen

La ligne S1 est la plus fréquentée et concentre plus du tiers des voyageurs, soit plus de 100.000 par jour, dont 32.000 rien qu’entre 6h et 8h. Jusqu’ici, le cadencement au quart d’heure n’était généré qu’en heure de pointe sur le réseau S-Bahn. Dès décembre 2020, le quart d’heure sera exploité intégralement de 6h00 à 20h30 sur les quatre lignes susmentionnées. Depuis le 10 janvier 2017, le nouveau portail Internet à bord des deux réseaux WLAN S-Bahn offre une mine d’informations sur le S-Bahn Stuttgart et l’Autorité responsable. Les clients reçoivent des conseils sur les destinations et les attractions, ainsi que des actualités diverses dans les domaines politique, sportif et des affaires. Le S-Bahn de Stuttgart est en partie doté du wifi…

157 rames réparties en trois séries sont impliquées dans le service des trains : 60 rames  BR 423, 97 rames BR 430 et 4 rames BR 650. Elles parcourent près de 11,17 millions de kilomètres par an.

Ce réseau est complété par quatre lignes de bus express, dont une privée, qui mène à l’aéroport et à Esslingen. C’est Schlienz Tours GmbH & CO. KG qui a remporté l’offre en 2016. Les bus express « Relex » circulent toutes les 30 minutes du lundi au vendredi aux heures de pointe et toutes les heures hors pointe, entre 5h00 et minuit.

Un service qui donne des résultats quand une région peut décider elle-même ce qu’elle veut pour ses transport public. Et c’est tout bénéfice pour le climat et pour les citoyens…

>>> Lire aussi : oui, la libéralisation du rail est bénéfique pour le climat

(photo Deutsche Bahn Stuttgart)

 

Nuances sur la privatisation du rail : de quoi parle-t-on vraiment ?

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Ces derniers temps le terme « privatisation du rail » est agité à toutes les sauces afin d’entretenir, du côté de l’Europe francophone, une dramaturgie idéologique sur la définition du service public. Ce que les autres font, c’est forcément mauvais ? Remettons l’église au milieu du village.

Le rail, une histoire culturelle

Depuis les nationalisations des années 1905 (Italie) à 1947 (Grande-Bretagne), le chemin de fer a intégré son personnel dans une sorte de circuit fermé. Non seulement au niveau des métiers – à l’époque spécifiques -, mais surtout au niveau social. Avec ces cités ouvrières dédiées, son encadrement spécifique au niveau médical et autre, il n’était pas exagéré de dire que le cheminot était encadré du berceau au cercueil. Et c’était d’autant plus révolutionnaire que par le passé, les cheminots étaient recrutés des campagnes voisines, le rail ayant ainsi soutiré de la misère agricole une grande quantité de personne. Son rôle social est alors porté au pinacle, et l’encadrement du travail est quasi militaire, avec une quantité gigantesque de référentiels décrivant les moindres gestes à exécuter. Cet environnement administratif très codifié, qui a accumulé les petits chefs et multiplié les étages de décisions, a perduré dans les décennies d’après-guerre, offrant un transport de plus en plus orienté vers ses travailleurs plutôt que ses usagers.

Certains groupes politiques radicaux considèrent que cet encadrement social et administratif du cheminot est l’exemple abouti qu’il conviendrait d’appliquer aujourd’hui à l’ensemble du monde du travail, particulièrement au niveau ouvrier. Inutile de dire que l’exemple social en question, ainsi que les rigidités administratives inhérentes, sont impayables dans le secteur privé. Pour les services publics, « on » compte donc sur l’Etat pour couvrir les coûts de cet encadrement particulier. Et c’est là que la bataille fait rage au sujet du mot « privatisation », soumis à toutes les sauces idéologiques…

L’actionnaire, ce grand maudit

Qu’on le veuille ou non, le rail ne fait pas partie des fonctions essentielles liées au pouvoir régalien (police, justice, enseignement, sécu…). Les chemins de fer sont bel et bien des entreprises de transport. Public ? Toujours. D’abord quand « l’actionnaire » – qui détient carrément l’entreprise ferroviaire –  est un État, une Région ou une collectivité. Tel est le cas de toutes les entreprises ferroviaires historiques, ainsi que des petits chemins de fer cantonaux, par exemple ces faux privés de Suisse. Mais aussi quand ces mêmes États, Régions, Provinces, ne sont que des donneurs d’ordre (AOT), passant contrat avec d’autres sociétés. C’est là que certains voient – à tort – une « privatisation » du chemin de fer. Leur grief ? Ce n’est pas le service fournit, ni l’actionnaire qui gêne, mais le statut du personnel qui les dérange. Or on ne voit pas en quoi le statut du personnel influerait sur un service… exigé par une AOT. C’est en revanche sur le prix du service que la différence s’exerce. Le service public, lui, reste sauvegardé.

Dans le contrat, quand on signe pour X trains/km par an, peu importe la société qui l’exploite, il y a obligation à produire ces X trains/km annuels, au moindre coût possible et avec une disponibilité maximale et les critères de sécurité exigés par les organismes nationaux ad-hoc, sans quoi il ne peut y avoir license. Or, certaines AOT continuent de contracter avec l’entreprise historique, quand celle-ci s’avère la moins-disante et offre les garanties de service nécessaires à un coût acceptable, par exemple sur une disponibilité du matériel au-delà des 80%, si pas plus. C’est peut-être là, il est vrai, que les sociétés privées comme Keolis, Arriva ou Abellio ont une petite longueur d’avance grâce à leur flexibilité, leur management, leur recrutement et leur réactivité. Dans ces sociétés, on ne met pas les autorails au dépôt pour faire tourner l’emploi, c’est l’emploi qui s’adapte au matériel, souvent nouveau, et qui n’a pas vocation à dormir en atelier. La Deutsche Bahn, qui regardait cela avec dédain il y a quelques années, a fait un virage à 180° quand elle s’est aperçu du grignotage des parts de marché de ses concurrentes. Du coup, elle a tout remis à plat, ce qui n’est pas – en soi – une privatisation, mais un changement de management. Sur ce thème, certains cultivent le défaut de la nuance…

Eurobahn_Hugh Llewelyn
Eurobahn, dans la Rhur, à Hagen (photo Hugh Llewelyn via licence flickr)

Une menace pour le service public ?

Dans les années 80, un questionnement est apparu sur l’opportunité de savoir si on ne pouvait pas gérer la chose publique avec moins de lourdeurs et de rigidité, même quand l’actionnaire demeure à 100% étatique. C’est grosso-modo l’essence de l’actuel quatrième paquet ferroviaire voté au Parlement Européen. La réactivité du législateur national compte aussi pour beaucoup. Les lourdeurs du passif historique ont pu faire l’objet d’une politique différenciée, qui là aussi créé des craintes souvent injustifiées. En Allemagne, le passif historique de la Deutsche Bahn est ainsi géré par une structure ad hoc, le BEV, ce qui permet de dissocier pleinement les sujets liés à l’activité ferroviaire actuelle et ceux découlant de l’histoire (régimes de retraite, dette du passé). Toutes les entreprises historiques d’Europe n’ont pas effectué cette démarche avec la même amplitude, car les cultures politques diffèrent d’un État à l’autre.

Le service public, c’est un service payé par un État, une région ou une collectivité. Ce n’est pas la fiche de paie qui fait le bon service mais la répartition du personnel et des métiers, en nombre suffisant et au bon endroit pour exécuter ledit service à l’heure et aux jours demandés. Quant à la sécurité, c’est une affaire d’exécution des procédures écrites et validées, il en est d’ailleurs ainsi dans toutes les industries. Depuis plusieurs années, tous les chemins de fer d’Europe ont fortement rehaussé leur politique de sécurité, au point même de dédier une cellule qui ne travaille que sur ce sujet.

Le service public reste donc un « package » garanti par l’Autorité du Transport, sous forme d’un contrat de 10, 15 ans. Les lignes déficitaires sont incluses dans ledit package, puisque c’est l’AOT qui paye, mais qui demande aussi de faire en sorte de réduire le déficit de ces lignes, et non l’inverse. C’est déjà ce que font toutes les entreprises historiques, mais aussi Keolis (SNCF), Abellio (NS) et Arriva (DB). En Allemagne, des lignes rurales dont ne voulait plus la DB ont été réactivées par les Lander, et environ 30% du marché régional est exécuté – et non pas « détenu » -, par des entreprises privées, sous autorité régionale. Le service public est donc bel et bien sauvegardé par la puissance publique, en l’occurrence ici les Lander. Un système similaire est pratiqué aux Pays-Bas, sur une trentaine de lignes locales répertoriée par la Loi et autorisées à la « mises à contrat », le reste du réseau étant en monopole garanti. C’est donc la loi hollandaise qui encadre le service public ferroviaire à fournir aux citoyens. L’Italie et l’Espagne sont en train de migrer – sans idéologie – vers un système similaire, leurs provinces étant les mieux à mêmes de définir les besoins locaux que le centralisme madrilène ou romain.

Le cas anglais, surtout diabolisé pour son côté anglo-saxon, donc mauvais-, est plus radical et mérite davantage de nuances.  Radical ? Oui, car si le réseau ferré britannique – et toutes les gares – appartiennent à 100% à l’État via Network Rail, c’est parfois le gouvernement lui-même qui en vient à acheter de nouveaux trains Intercity, telles les nouvelles rames d’Hitachi pour la desserte future de la côte Est (Edimbourg), ou par le gouvernement écossais pour son futur train de nuit. L’exploitation des trains est en revanche confié à des entreprises privées, qui disposent du… monopole sur toute une région ou sur une ligne donnée ! C’est le système de la franchise. L’autorité adjudicatrice des franchises, le ministère des transports, contrôle largement le marché de la location du matériel roulant. Les contrats de location passés par les entreprises ferroviaires doivent être autorisés par le ministère. Au titre d’« opérateur de dernier recours », celui-ci peut à tout moment reprendre en direct l’exploitation d’une franchise et les contrats de location de matériel. Le système est donc bien plus fermé qu’on ne le croit mais souffre d’un manque de cohérence au niveau de la billetterie (trop de compagnies pour un seul trajet) et de la hauteur plutôt élevée des tarifs.

Manchester picadilly Roo Reynolds
Manchester Picadilly station (photo Roo Reynolds via license flickr)

Ce qu’il manque en Grande-Bretagne ? Une politique tarifaire comme on en trouve aux Pays-Bas, avec la fameuse carte nationale OV-chipkaart qui permet de passer d’une compagnie à l’autre sur l’ensemble du territoire national. Le système de délégation de service public paraît mieux approprié pour maintenir les tarifs à un niveau raisonnable, car c’est l’AOT qui subsidie en conséquence et peut surveiller les évolutions. Le cas hollandais peut être appliqué à une région donnée. Ainsi, en Rhénanie-Westphalie, c’est le VRR qui gère la billetterie des quatre entreprises qui exploitent le service public de ce Lander, et où la Deutsche Bahn est désormais minoritaire dans l’ensemble des trains/km régionaux et locaux (article à relire). Lors du passage d’une franchise à l’autre, le matériel et le personnel passent de l’ancien au nouvel exploitant. Toutes ces choses doivent être dûment codifiées par le législateur.

En conclusion…

On n’abordera pas la comparaison avec les privés japonais. Là-bas, ce n’est pas le service public qui compte, c’est la culture du service tout court, une mentalité asiatique inexportable ailleurs. Le cas anglais semble être le seul argument invoqué, comme pour faire oublier les réussites d’ailleurs ? Le service public ferroviaire, secteur déjà minoritaire par rapport à d’autres besoins sociaux plus urgents, est appelé à rénover son management et le travail est en cours. Pas mal d’autorités encadrent aujourd’hui leurs fonds dédiés au transport ferroviaire, avec des investissements mieux ciblés et orientés sur la mobilité des clients (usager, pour ne fâcher personne…). En face, beaucoup d’entreprises ferroviaires historiques se sont attelées à faire mieux, comme en Autriche, en revoyant leurs méthodes d’exploitation, leur management et leur recrutement. Et cela fonctionne, pour autant que l’environnement législatif soit à la hauteur. L’Europe met la pression avec son quatrième paquet, dont le volet politique fait, on le voit, beaucoup couler d’encre et suscite des craintes irréalistes. Certains entrepreneurs audacieux essaient une autre manière de faire du train, avec des réussites en grandes lignes (Leo Express, Regio Jet, WestBahn), avec de moins bonnes réussites (Locomore…), mais avec de bons résultats en trafic régional (Eurobahn, Keolis, Arriva, Abellio,…). Quoiqu’il en soit, le renouveau ferroviaire ne s’appelle pas « privatiser », mais sauvegarder le service « au » public, élément essentiel du développement durable de demain.

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Alternatives économiques

Présentation

Open Access / Concession, ne pas confondre – Fiche synthèse

Il est d’emblée important de se remémorer l’architecture ferroviaire. Nous avons en premier lieu :

  • Une infrastructure ferroviaire (voies, gares…), à charge de l’État, sur laquelle

roulent trois secteurs ferroviaires distincts, qui vivent des vies très différentes :

  • le secteur régional et local, subsidié vu son caractère social;
  • le secteur grande ligne, généralement non subsidié;
  • le secteur de fret ferroviaire, qui n’est plus subsidié.

Dans cette architecture, coexistent un ensemble d’opérateurs qui exploitent l’un ou l’autre de ces trois secteurs. Si les anciennes entreprises historiques ont toutes des activités dans les trois secteurs, c’est plus rare pour des opérateurs privés. Reste à définir comment on peut circuler sur le réseau ferroviaire.

Il y a en Europe deux manières d’accéder au marché ferroviaire :

>> L’Open Access est l’entrée d’un nouvel opérateur ferroviaire sur le marché, c’est à dire en concurrence avec un autre transporteur qui offre les mêmes services sur la même ligne ou le même réseau. Tous les frais et les risques commerciaux sont à sa charge. Le coût d’entrée est généralement élevé. Explications à ce lien.

>> La concession (ou délégation de service public) est un contrat signé entre une autorité organisatrice des transports (AOT), et une entreprise ferroviaire , publique ou privée, chargée d’entretenir et d’exploiter un service de transport public sur base d’un contrat de gestion, sur un laps de temps donné (10, 15 ans,…). Il s’agit donc ici d’une entrée pour un marché global, que le contrat garanti comme monopole tout au long de la concession. Ce régime est le plus utilisé par les autorités organisatrices de transport public, à savoir les villes, les intercommunales et les regions qui ont à charge leur transport ferroviaire local.

On peut se donner une idée de l’application de ces concepts en observant les pratiques nationales, fort dépendantes des régimes juridiques de chaque Etat :

ccGrande-Bretagne : un bref aperçu de la régionalisation du rail
02/12/2014 – Un article qui retrace la régionalisation du rail britannique, qui représente le cas le plus poussé de privatisation et de mise en concurrence. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxx xxxxxxxxxx xxxxxxxxxx xxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxx ————————————————————————-

SE_10-Pågatåg_bei_Kristianstad_kaffeeeinstein-wikiSuède, 30 ans de libéralisation du rail
20/05/2019 – En 1988, l’infrastructure ferroviaire était séparée verticalement et institutionnellement des activités ferroviaires en Suède. 30 années se sont écoulées depuis cette date, et on peut maintenant tirer quelques enseignements de cette transformation.

SchienenpersonennahverkehrAllemagne : la régionalisation ferroviaire, vingt ans d’expérience
13/01/2019 – Après plus de vingt ans d’expérience, il était intéressant de prendre du recul et d’analyser la mutation du paysage ferroviaire régional en Allemagne.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxx xxxxxxxxxx xxxxxxxxxx xxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxx

ccLa politique ferroviaire aux Pays-Bas : un bref aperçu
Les Pays-Bas font partie de cette Europe du Nord qui a reconfiguré tout son service de transport public, y inclus le volet ferroviaire.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxx xxxxxxxxxx xxxxxxxxxx xxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxx


Articles / actualité

Flixtrain : changement de stratégie ?
14/02/2022 – Cela bouge beaucoup pour la firme privée de Munich. L’acquisition en 2021 de l’icone américaine du bus Greyhound a montré un changement de stratégie pour la société qui voit à long terme. Cela impacte aussi sur la politique ferroviaire et la vision de la firme en Europe. L’idée d’une compagnie de bus est née vers 2011 alors que Jochen Engert et Andre Schwämmlein occupaient…


Chemin de fer : plus de technologie et moins de procédures
29/11/2021 – L’impression que parfois le rail est en retard technologique par rapport à ses concurrents ? Il y a des innovations qui permettent d’être moins procédurier et d’aller de l’avant. Quelques exemples


Quoi de neuf du côté des opérateurs longue distance ?
23/08/2021 – Cela bouge pas mal du côté des opérateurs grande ligne en Europe. C’est l’occasion d’une petite synthèse alors qu’on entame bientôt le dernier trimestre de l’année 2021. Au menu : Ouigo, Trenitalia, Renfe et RegioJet


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05/03/2021 – Comment faire fonctionner son réseau régional et obtenir la politique ferroviaire souhaitée ? Cela passe parfois par beaucoup de péripéties mais aussi des résultats. Voyons voir par exemple ce que fait le Bade-Wurttemberg


CFL_LuxembourgDatas et applications smartphone : des nouvelles armes pour dominer
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11/01/2021 – La libéralisation du rail reste toujours quelque chose de mal expliqué, ce qui engendre slogans et croyances diverses. On tente ici de faire modestement le tour de la question.


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17/12/2020 – Flixtrain a nnoncé avoir trouvé un tractionnaire pour ses 3 A/R qu’il devrait lancer en mai 2021 sur Stockholm-Göteborg. C’est Hector Rail qui assurera la partie technique tandis que les voitures proviendront de Railpool.


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EST-THA_1Projet de fusion Thalys-Eurostar ?  – 27/09/2019 – Un projet de fusion Eurostar / Thalys semble être dorénavant sur la table. En ligne de mire le Brexit mais surtout, des petits nouveaux qui demandent des sillons et l’engouement pour la honte de l’avion. Alors, en avant toute…


Flixtrain-Mediarail-beFlixtrain va s’attaquer à la Suède  – 26/09/2019 – La Suède semble imiter la Tchéquie. Deux grands axes du pays auront trois opérateurs avec l’arrivée pour fin 2020 de Flixtrain, qui profite de la honte de l’avion. L’opérateur historique SJ se dit « confiant » !


NSB_1Les projets suédois pour les trains de Norvège  – 24/09/2019 – L’opérateur suédois SJ Norge apporte de nouveaux services ferroviaires pour les prochaines années en Norvège, avec un train de nuit direct Oslo-Bodø.


TER_1Régions de France consulte pour la libéralisation du rail – 19/09/2019 – L’association Régions de France consulte pour la régionalisation des TER. Un point important de cette régionalisation concerne l’accès aux données pour la rédaction des cahiers des charges


NO_1Le rail norvégien accélère ses appels d’offre – 05/09/2019 – La Norvège, non-membre de l’Europe, présente une version atypique de la libéralisation du rail, où le trafic voyageur est soumis à appels d’offre en quatre lots, y compris les grandes lignes.



DB AG IntercityLe Bundestag veut davantage de progrès pour la concurrence ferroviaire
03/09/2019 – Rénover la réglementation, accentuer la séparation verticale et mieux agir sur les redevances d’infra, telles sont quelques recommandations du 7e rapport de la Commission des Monopoles, en Allemagne.



Leo_3_Leo ExpressBénéfice et trafic en hausse pour Leo Express – 16/08/2019 – Leo Express, le deuxième opérateur privé en Tchéquie, augmente ses revenus et se lance dorénavant dans la délégation régionale de service public, avec succès semble-t-il



Regiojet_09_Janusz JakubowskiRegiojet ira bientôt de Vienne à Budapest. Une bonne nouvelle pour les prix ! – 08/08/2019 – L’exemple viendrait-il d’Europe centrale ? Regiojet, le privé tchèque à l’appétit décidément grandissant, compte relier Vienne à Budapest dès 2020. Une bonne nouvelle pour les prix…



Regiojet-N417/07/2019 – Tchéquie / Slovaquie : trois trains de nuit en concurrence vers les Tatras ! – Comme un pied de nez. En Tchéquie, 3 trains de nuit se font concurrence quasi chaque jour vers la destination mythique de Kocise, sorte de Briançon d’Europe de l’Est. Et on investi dans du materiel roulant… (Mediarail.be)


AVE_1_Sandra VallaureEn Espagne, la libéralisation rentre dans les détails
16/07/2019 – La libéralisation du rail espagnol entre dans le vif du sujet en ce qui concerne le trafic à grande distance non-subventionné. Petit tour d’horizon



ADIF_2Le train low-cost devient une réalité en Espagne
09/07/2019 – Le train low-cost devient une réalité en Espagne. La Renfe répond à la SNCF en transformant cinq AVE S-112 en rame « mono-classe ». On prépare les hostilités sur le grand axe Barcelone-Madrid, appelé à répéter l’expérience italienne ?


Bombardier_ETR1000Les Zefiro V300 de Bombardier testés en France
20/06/2019 – La libéralisation de 2020 pousse plusieurs sociétés à élaborer des projets (Flixtrain,…) Trenitalia est déjà concrète avec les premiers tests du Zefiro Bombardier en France, prévus pour juillet sous les nouvelles conditions de l’ERA.


Velim_wikipediaL’ERA devient une autorité ferroviaire transfrontalière européenne – 19/06/2019 – L’Europe avance, et c’est tant mieux. L’ERA devient une autorité ferroviaire transfrontalière européenne. Avec un seul pouvoir d’autorisation à travers l’Europe, l’agence présente un processus d’autorisation unique et simplifié. (Mediarail.be)


commission_europeenneL’Europe vient de publier huit règlements sur le quatrième paquet ferroviaire – 30/05/2019 – Le Journal officiel de l’Union européenne a publié huit règlements et une recommandation, adoptés dans le cadre du processus de révision de tous les règlements ferroviaires après l’approbation du quatrième paquet ferroviaire.


Evo-Padova_2018NTV-Italo : sept ans et désormais le succès
05/05/2019 – Le mois dernier a marqué le septième anniversaire de NTV-Italo, le train à grande vitesse italien. C’est désormais devenu une référence de la libéralisation ferroviaire. Voyage en Italie.


ADIF_2La grande vitesse espagnole officiellement libéralisée
25/04/2019 – ADIF, le gestionnaire du réseau ferré espagnol, a publié son document de réseau décennal pour le «réseau d’intérêt général» (RFIG), qui propose de créer trois paquets de services à grande vitesse pour la libéralisation prévue en 2020.


Service_public_OeBBLe mythe du service public ferroviaire européen
21/03/2019 – Voyager d’un pays à l’autre serait-il moins attrayant aujourd’hui qu’hier ? C’est ce que pensent certains. L’occasion de revenir sur ces trente dernières années qui ont complètement changé de paysage juridique et commercial du chemin de fer.


Renfe_HS2_MTRHS2 britannique : la Renfe se joint au chinois MTR pour l’appel d’offre en exploitation
21/12/2018 – La Renfe s’internationalise en participant à l’appel d’offre pour la ligne à grande vitesse britannique HS2.


ILSA_2Grande vitesse : la concurrence en Espagne, c’est pour 2020
18/12/2018 – Faux départ mais partie remise. ILSA, qui voulait faire concurrence à la Renfe dès cet automne, remettra le couvert en 2020 avec des partenaires solides, dont un est déjà entré dans le capital de la société.


ScotRailScotRail, un grand méconnu plutôt actif
22/10/2018 – ScotRail n’est pas très connu sur le Continent. Ce réseau de transport public ferroviaire s’étend sur l’entièreté de l’Écosse et gère son propre service de trains. Petite visite.


CFF_1Suisse : vers une revision de la politique ferroviaire ?
13/06/2018 – Le 12 juin 2018, l’Office fédéral des transports (OFT) a rendu sa décision de concession relative à l’exploitation du trafic grandes lignes (TGL) ferroviaire dès fin 2019. Les CFF obtiennent la majeure partie des lignes et l’intégralité du réseau Intercity tandis que le BLS se voit octroyer une concession pour deux lignes Interregio. Cela fait des vagues, mais il y a des raisons à tout cela. Analyse.


WESTbahn-conducteurLes entreprises ferroviaires privées en Europe : état des lieux 2018
14/05/2018 – En 2012, nous avions dressé un premier état des lieux de la concurrence ferroviaire sur le segment grande ligne. Voici une réactualisation du paysage ferroviaire qui permet déjà de tirer certains enseignements.


London_Victoria_Train PhotosQuelques mises au point sur les franchises britanniques
04/03/2018 – Les franchises britanniques sont opportunément mal comprises par ses opposants dont l’argumentation ne vole jamais très haut. L’occasion de remettre l’église au milieu du village en évitant l’utilisation des idéologies d’usage. Let’s go…


Eurobahn_Hugh LlewelynNuances sur la privatisation du rail : de quoi parle-t-on vraiment ?
27/08/2017 – Ces derniers temps le terme « privatisation du rail » est agité à toutes les sauces afin d’entretenir, du côté de l’Europe francophone, une dramaturgie idéologique sur la définition du service public. Ce que les autres font, c’est forcément mauvais ? Remettons l’église au milieu du village.


OEBB_WLABmz_61_81_70-90_202-6_ZuerichHB_040514_EN467ÖBB : reprise des trains de nuit allemands, mais en open access
29/07/2016 – Comme décidé en avril dernier, les ÖBB vont bien reprendre les trains de nuit allemands, mais en open access, pour lequel une demande de sillons a déjà été formulée et avec à la clé une commande de nouveau matériel roulant.


aaEurope : approbation du quatrième paquet ferroviaire par le Comité TRAN
12/07/2016 – Le quatrième paquet ferroviaire poursuit son cheminement législatif et vient d’être approuvé par le Comité TRAN, une étape avant le grand passage au Parlement et au Conseil.


ccComment la Ruhr contrôle ses trains ?
28/02/2016 – Le Verkehrsverbund Rhein-Ruhr (VRR) est l’autorité de transport public régionale qui assure l’intégration des transports (tarifs, offres, qualité…), et qui finance et octroie des subventions aux exploitants, qu’ils soient trains, tram ou bus. Evocation de cette entité qui couvre toute la Ruhr pour une population dépassant la Belgique entière…


87b1f-mtr_inaugural_200315Suède : un nouvel opérateur en open access 
22/03/2015 – Un nouvel opérateur vient allonger la petite liste des compétiteurs européens en Open Access. Le chinois MTR a en effet lancé trois aller-retour sur Stockholm-Göteborg le 20 mars 2015.


0a8df-westbahn__stadlerL’Open Access en trafic voyageurs grandes lignes : état des lieux en 2012
26/11/2012 – Depuis janvier 2010, les directives européennes autorisent des entreprises privées à concurrencer les opérateurs historiques sur les grandes lignes, généralement de plusieurs centaines de kilomètres. Il ne s’agit donc pas ici d’opérateurs régionaux ou de proximité.